Un peu d'histoire : la refondation

L'équipe du SNVIMA d'alors, conduite jusqu'en 1984 par Roland ROSSET, vétérinaire éminent et respecté, ne mesura sans doute pas l'ampleur des conséquences néfastes de ces textes. En outre, le président du SNVIMA eut une parole malheureuse, car craignant le pire (une disparition pure et simple des services vétérinaires, en tant que tels) il fut paradoxalement soulagé de ce qu'il prit pour des demi-mesures et dans une séance mémorable, en présence du ministre de l'époque Michel ROCARD, il dit publiquement  à propos de ces décrets qui devaient, au cours de ces 15 années suivantes, faire couler beaucoup d'encre "Ouf ! merci monsieur le ministre".
Ce propos est en quelque sorte fondateur du nouveau SNVIMA. Un groupe de vétérinaires inspecteurs, conduit par Marianne FOREST, présenta aux élections suivantes une liste d'opposition et de renouveau qui emporta les suffrages d'une majorité de vétérinaires inspecteurs en forte demande d'action et de lisibilité dans un paysage administratif bouleversé et dans un contexte d'évolution très rapide des missions. Le SNVIMA actuel est né de cette crise profonde qui va jusqu'à ce jour expliquer ses objectifs, ses priorités, ses activités, sa stratégie.

  1. Amélioration des conditions matérielles des vétérinaires inspecteurs :

    • revalorisation du régime indemnitaire
    • révision statutaire
    • limitation du recours au vacatariat et corrélativement intégration des vacataires dans le corps des VI, par concours spécial

  2. Affirmation de la nécessaire autonomie des services de contrôle au sein d'un ministère orienté traditionnellement vers le développement de la production et le soutien des marchés.

Ces orientations ont été massivement soutenues par les vétérinaires inspecteurs, comme en témoignent leurs adhésions ou leurs votes lors des élections à la CAP (6 à 7 sièges sur 8 pour le SNVIMA-SNVIA lors des trois derniers scrutins).

Rapidement, il apparut que le seul dialogue interne avec les responsables d'un ministère campant sur ses positions, incapable pendant des années de prendre la juste mesure des évolutions économiques et sociales, comme de tirer parti de l'extraordinaire richesse de son potentiel humain en termes de métiers et de compétences, ne permettrait pas de réaliser tous ces objectifs.

 
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